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Le député du Loiret et rapporteur de la Loi de modernisation de l'économie (LME) a procédé dans un communiqué daté hier à une mise au point assortie d'une mise en garde à l'égard des distributeurs, en tête desquels E.Leclerc, rappelant que cette loi (publiée en août dernier) impulsait "le retour au bon sens économique": "Un partenaire (fournisseur ou client) ne peut profiter de son poids dans la balance pour obtenir ou imposer des prix, des conditions ou des contrats qui montreraient un déséquilibre significatif." Visiblement remonté, Jean-Paul Charié a assorti sa réaction d'une mise en garde clairement adressée à Michel-Edouard Leclerc et à sa centrale d'achats Le Gallec dont les pratiques sont décrites comme nuisibles à la sauvegarde de l'économie de marché et au capitalisme à dimension humaine : "Les contrats pré rédigés imposés à des fournisseurs, qui parfois n’ont même pas le droit de changer un mot, sont illégaux (...). Et l'élu de reprendre: "Quand Michel-Édouard Leclerc fait entendre que la LME porte son nom (Loi Michel Edouard)…, sa centrale d’achats ose imposer à ses fournisseurs un contrat type garantissant à l’enseigne Leclerc une marge de 25 % quel que soit son prix de revente consommateur aligné sur le concurrent le moins cher." "Si les contrats ne respectent pas l'équilibre entre les obligations (...) si les lois sont volontairement détournées... Nous (ndlr: la Commission d'examen des pratiques commerciales et la DGCCRF) frapperons vite et fort." Une menace claire à laquelle l'enseigne ne devrait pas se priver de répondre.Dans Marques par Valéry Pothain Lire la suite sur CB News |